NOTRE SECRETAIRE EXPOSE SES PHOTOS !

« Du côté de chez nous »… l’exposition à voir près du Cantin

C’est l’histoire de deux voisins, Brigitte et Jean-Claude, qui habitent rue Martin-Luther King, à Lens. Elle tient le commerce de la rue, un salon de coiffure ; lui est enseignant à la retraite et photographe pour l’éternité. On peut justement apprécier ses clichés en poussant la porte du salon et sans être obligé de passer sous la coupe de Brigitte. Une très belle initiative de quartier. PAR YVES PORTELLI…

Tout au début, Jean-Claude Hubert a poussé la porte du salon pour se faire coiffer. Rien de plus pratique pour lui qui venait de s’installer de l’autre côté du mur. C’était il y a dix-sept ans, déjà ! Depuis, le cheveu est devenu rare sur le crâne de l’enseignant à la retraite mais les liens d’amitié sont restés. Brigitte Lardet a rapidement compris que
son voisin était un passionné de photographie. C’est le point de départ d’un processus qui aboutit au vernissage d’une exposition, qui se déroule ce soir. « Je me suis rendu
compte que les clients aimaient beaucoup jeter un oeil sur deux ou trois clichés que Jean-Claude avait exposés au Colisée et que j’avais accrochés dans le salon, et puison
a commencé à montrer à la clientèle des albums complets. Le retour a été étonnant. » La science de Jean-Claude y est sans doute pour beaucoup. Longtemps, le Lensois a bourlingué, un peu partout, en Afrique du Nord, en Amérique latine aussi. Il est revenuavec des clichés saisissants. Depuis plusieurs années, c’est le bassin minier qui
attire son attention et le résultat sur les images fait beaucoup parler d’elles. Ce sont des endroits qui parlent aux gens. Brigitte Lardet l’a bien saisi : « On parle beaucoup de
la pluie et du beau temps dans un salon de coiffure, mais j’ai remarqué qu’avec les photos, les gens osent s’exprimer davantage. Ils se sont rendu compte qu’on pouvait
voyager bien assis sur un fauteuil. » Dans le quartier, l’initiative a fait un peu de bruit. C’est comme ci un dialogue se nouait à nouveau. Ceux qui n’osaient pas dire bonjour,
désormais, opinent du chef. La prochaine étape n’est pas difficile à deviner, ce sera celle de la visite de l’expo. Brigitte Lardet prévient immédiatement : « Il faut oser
pousser la porte et entrer librement pour jeter un oeil. L’important, c’est de les voir et d’en parler. » •
Exposition visible gratuitement au 14 de la rue Martin-Luther-King (près du Cantin). Durée : un trimestre.
(La suivante depuis janvier 2012 s’intitule « Florilège »)
[ Source : La voix du Nord – 18/11/2011]